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Tordre le cou aux stéréotypes en 6 étapes

Et si les stéréotypes n’étaient pas tous négatifs ? Entendre un jugement sans fondement à notre égard ne fait jamais plaisir et peut provoquer un sentiment de rejet. En réalité, les stéréotypes nous donnent une grille de lecture et l’opportunité de s’affirmer.

Dans cet article je vous propose d’apprendre à décrypter le réel message qui se cache derrière un préjugé afin de mieux s’en défendre et ne plus en souffrir.

C’est quoi un stéréotype ?

Un préjugé, un cliché, une idée préconçue que l’on se fait d’un individu ou d’un groupe de personnes. Il peut être positif ou négatif, il en dit long sur la personne qui émet le jugement et il peut avoir des conséquences graves sur la personne qui le reçoit. Il peut s’agir de racisme, d’homophobie, de sexisme, de discrimination envers l’handicap ou la religion.

D’après la définition du Larousse le stéréotype est une « expression ou une opinion toute faite, sans aucune originalité, cliché. Caractérisation symbolique et schématique d’un groupe qui s’appuie sur des attentes et des jugements de routine ». https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/st%c3%a9r%c3%a9otype/74654

Etymologie : « du latin typus désignant un modèle, une image, précédé du préfixe stéréo, lui-même dérivé du grec ancien stereos signifiant ferme, dur ».   https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/stereotype-1/

Les préjugés sont établis à partir de l’apparence extérieure d’une personne comme:

  • Son apparence physique
  • Sa couleur de peau
  • Son style vestimentaire
  • Son activité professionnelle
  • Ses croyances religieuses
  • Ses opinions politiques
  • Sa situation de famille
  • Son identité de genre
  • Son âge
  • Son sexe
  • Son lieu d’habitation

Les stéréotypes et préjugés se caractérisent par:

  • une croyance au sujet des caractéristiques d’une personne
  • une généralisation qui touche un peuple, un groupe
  • une catégorisation par typologie de personne

Pourquoi faisons-nous référence aux stéréotypes ?

Les différences enrichissent les échanges que nous avons avec notre entourage. Au sein de la famille, de notre groupe d’amis ou encore au travail nous côtoyons des personnes d’univers variés qui ont des idées différentes des nôtres.

Pour parvenir à communiquer les uns avec les autres et réussir à s’apprécier, il nous faut parfois sortir de notre zone de confort. Se mettre à la place de l’autre demande in effort. Nous ne sommes pas toujours disposés à le faire pour avoir le même angle de vue et comprendre un point de vue.

Malgré toute notre bonne volonté il n’est pas facile de faire cet effort, cela peut être très inconfortable. Il est alors plus facile de se conforter dans une idée toute faite. Passer par la case des stéréotypes est alors inévitable car elle nous donne un repère, une référence sur laquelle s’appuyer pour construire une opinion.

C’est un piège dans lequel il est facile de tomber. C’est un raccourci, une manière de globaliser qui va malheureusement catégoriser une personne et influencer notre jugement.

Astuce: demandez-vous en quoi ce jugement peut servir la relation avec votre interlocuteur?

Stéréotypes et jugement

Nous jugeons tous! Il est tout à fait naturel d’émettre un jugement, tout être humain le fait. Juger c’est souligner la différence qu’il y a entre nous et la personne que nous regardons ou avec qui nous parlons. C’est une notification de notre esprit qui cherche constamment ses repères. Notre boussole interne est en constante recherche d’équilibre.

Vous allez peut-être remarquer un élément qu’une autre personne ne percevra pas car, ce dernier est moins important à ces yeux. Tout est une question de perception, de la manière dont vous voyez le monde à travers vos lunettes, vos filtres de références.

Je veux en venir au fait que le problème n’est pas d’avoir un jugement, c’est de l’exporter. Comment cela va-t-il être perçu de l’autre côté ? du côté de votre interlocuteur ? Comment va-t-il réceptionner le message ?

Astuce: demandez vous si vos propos vont servir votre interlocuteur ou est-ce qu’ils risquent de le blesser?

Stéréotypes et cultures

Pour appréhender un univers multiculturel, il est rassurant de trouver ses repères à travers les différences culturelles, les croyances religieuses, les rituels ancestraux, les principes et convictions.

Les stéréotypes peuvent être utilisés comme première grille de lecture mais il serait limitant de se contenter de cela pour appréhender un interlocuteur étranger. Le monde bouge, évolue et les individus la constituant ne sont pas figés dans le temps.

Néanmoins, les stéréotypes peuvent être une façon d’échanger avec vos homologues étrangers. Un peu d’humour et d’autodérision aident à briser la glace et à construire une relation authentique. Les stéréotypes peuvent vous aider à savoir comment vos collègues étrangers perçoivent votre culture et ainsi, anticiper d’éventuels blocages à une bonne collaboration.

Si vous voulez rire quelques minutes je vous conseille de regarder les vidéos de Paul Taylor, un Anglais qui partage sa vision de la France et des Français. Cliquez ici et ici pour sa propre description de son pays.

Quelles sont les conséquences des stéréotypes ?

Qu’il s’agisse d’un stéréotype positif ou négatif, il y a des consequences sur la personne qui le reçoit.

Dans le cadre d’un stéréotype positif, le lien social peut être consolidé par la sensation d’appartenir à un groupe de personne ayant les mêmes opinions.

Dans le cadre d’un stéréotype négatif, les conséquences peuvent être graves pour la personne qui en est victime. Elle se sent agressée, rejetée et pas digne d’être aimée pour ce qu’elle est. Des troubles peuvent se faire ressentir comme le repli sur soi, la dépression, perte de confiance en soi, agressivité, psycho traumatisme, agoraphobie et peut conduire jusqu’au suicide.

Victime ou acteur des stéréotypes?

Vous êtes libres et vous avez le choix d’accueillir un jugement, un commentaire d’une manière qui va vous servir et pourquoi pas servir la société toute entière.

Si ça bloque” c’est qu’il y a quelque chose à “travailler” chez vous et chez votre interlocuteur. Prenez cela comme une opportunité de vous faire entendre, d’affirmer vos idées et de vous montrer tel que vous êtes.

Pour ne plus être victime de stéréotypes, souvenez vous que:

  • Conscience: Prenez conscience que vous n’êtes pas un problème! Si votre interlocuteur accueille votre différence avec difficulté, c’est que cette dernière vient bousculer ses valeurs. Par exemple: une personne commente le fait que vous n’êtes pas marié. Pour cette personne, ce critère est un élément de réussite sociale qu’elle s’est elle-même définie. Puisque c’est un critère très important à ses yeux, elle en a fait une vérité absolue. “A 30 ans, il faut être marié!”, ce n’est pas votre vérité mais la sienne! Pour vous en défendre, vous pouvez affirmez votre opinion. Par exemple: ” Je ne considère pas le mariage comme un élément de réussite” et si vous vous sentez mal à l’aise, et que vous ne voulez pas continuer à vous justifier, vous pouvez jouer au coach en posant la question suivante: “Et pourquoi il faut?” et ainsi faire cheminer la personne dans sa réflexion.
  • Ne prenez pas personnellement les remarques! Les gens vous regardent avec leurs propres lunettes qui ont des filtres. S’ils sont spontanés et vous partage leurs notifications, remerciez les! Ils vous font avancer sur votre propre affirmation et ils évoluent par la même occasion, c’est pas génial ça?
  • Ne laissez rien passer! Si vous ressentez un inconfort suite à un commentaire, mentionnez cet inconfort pour ne pas le garder en vous. En effet, les mots vont rester dans votre tête, vont tourner en boucle, et votre agacement risque de monter crescendo. Vous risquez d’avoir une réaction démesurée face à la prochaine personne qui vous fera la même réflexion. Dès que ce n’est pas OK pour vous, dites le. Juste le fait de le dire, fait un bien fou.

  • Détoxifiez-vous ! je compare le dernier point à une cure détox. Vous savez quand on tarde à détoxifier son corps. Les fêtes sont passées, les semaines, les mois, les périodes de vacances, les barbecues, les anniversaires, les abus et les quelques kilos en trop se sont installés. Et vous avez un mal fou à prendre de bonnes habitudes pour rétablir votre poids. C’est pareil pour le mental. Si vous ne rejetez pas régulièrement les toxines qui vous plombent le moral, vous aurez du mal à vous en débarrasser. Appliquez de la détox régulière, quotidiennement. Dès que vous ne vous sentez pas à l’aise avec une personne ou que vous souffrez, dites le. Vous pouvez utiliser les techniques de communication non violente comme suit: “Quand tu dis cela, je me sens comme ça, et cela ne me convient pas”
  • Faites un retour à l’envoyeur! En pratiquant cette détox vous faites un retour à l’envoyeur. Vous n’avez rien demandé et vous avez reçu un colis lourd et encombrant.
  • Affirmez-vous! Après avoir retourné le colis, n’hésitez pas à formuler une demande claire pour ne plus être importuné. Tout simplement formulez de cette manière: “Je te demande de ….”

Je fais un petit clin d’œil en passant à une de mes pairs coach qui m’a souligné ce dernier point essentiel il y a quelques semaines et qui fait toute la différence.

CONCLUSION

Nous sommes des êtres humains cherchant à comprendre le monde dans lequel nous vivons et nous cherchons à maîtriser nos émotions. L’interaction avec notre entourage est une constante recherche d’équilibre entre soi et le monde extérieur. C’est un exercice du quotidien et il est important d’avoir les bons réflexes pour ne pas en souffrir.

Si vous souhaitez apprendre à vous défendre de discrimination et que vous souhaitez faire un travail sur vous pour vous en protéger, je propose un accompagnement adapté et sur-mesure. Contactez-moi pour plus d’informations.

Si vous avez besoin d’aide pour vous protéger de discrimination vous avez accès à un numéro vert le 114, information sur le site travail-emploi.gouv.fr et de nombreuses associations comme Face Angers loire

Crédit photos: Pixabay et Canva

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4 commentaires

  • Nicolas

    Merci pour cette belle réflexion Corinne ! De quoi réfléchir sur des erreurs que l’on peut faire soi même… J’avoue que j’ai très souvent le défaut de partir d’idées reçues ou toutes faites sur des personnes ou des circonstances. Personnellement peut-être pour me déculpabiliser, j’associais ce réflexe à l’héritage de l’instinct de survie de nos ancêtres qui devaient décider parfois en une fraction de seconde car un mauvais choix pouvait signifier “un grand danger”…

    • Corinne Coulange

      Merci pour ton commentaire Nicolas. Le jugement est notre boussole! Bien vue l’héritage de l’instinct de survie, en effet cela peut être vital de suivre son ressenti et son intuition. C’est pour cela que les stéréotypes peuvent servir à donner une première idée sur des personnes ou des circonstances.

  • Sabine

    Merci pour cet article très intéressante et instructif !
    J’apprends à appliquer l’un des 5 accords toltèques : quoi qu’il arrive je n’en fais pas une affaire personnelle.
    Par conséquent, le jugement d’autrui ne m’affecte pas. Je me suis construite un bouclier qui retourne à l’expéditeur “son venin”, un peu comme un boomerang.
    En revanche, si je juge (ou je critique), j’ai compris que j’avais qqchose à régler avec moi-même.
    Y compris si je me juge (cette petite voix intérieure)… je me pose la question “est ce que cela m’appartient ? ” non ?! Alors retour à l’envoyeur.
    Au fil des années, c’est de trouver des astuces, des outils pour se protéger et s’accepter pour vivre mieux et bien.
    Très bon contenu 🙏

    • Corinne Coulange

      Merci Sabine pour ton commentaire et tes astuces. J’ai beaucoup pensé aux accords toltèques en écrivant l’article. En effet c’est un très bon mantra à se réciter dès que la situation devient inconfortable.

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